Clinique, Jour 4

La mélancolie et l’angoisse aboient en moi. Sérum antalgique ironique, “The Wild Ones” de Suede résonne, résonne, encore et encore dans mon cerveau endolori.

Dr. Z (vivement): Pourquoi vous sentez-vous angoissé?
Moi (hagard): Je ne sais pas… À cause de ma dépression… La peur qu’elle ne se termine pas… Angoisse et dépression vont bien de paire, non?… Comorb…
Dr. Z (hurlant): Vous mélangez tout! La dépression et l’angoisse sont deux choses distinctes. Alors, dites-moi, de quoi avez-vous peur?!…
Moi (consterné): …
Dr. Z: Je vous augmente l’Abilify. Je le passe de 15 à 20 mg.

Videogag.

Mais bon, hier, sous le soleil, j’ai sans doute parlé à plus de personnes en une après-midi qu’en un an. Des gens comme moi en dépression, des accros à toutes les substances existantes, des surexcités. Je fais des concours de tremblante du mouton avec une jeune femme. Je parle bipolarité, je raconte mes crises maniaques inédites. Ici, être bipolaire ne fait pas peur. C’est les vacances.

Réveille-toi. Tends le bras, tension. Lève-toi, tends la main, médocs.

Rendors-toi.

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